Santé mentale : les repères
Quand on se casse une jambe, on va voir un médecin sans se poser de question. Quand c'est la tête qui ne va pas, on attend, on se dit que ça passera, on a un peu honte. Pourtant la santé mentale fait partie de la santé, tout simplement. Elle bouge au fil de la vie, selon ce qu'on traverse. Voici quelques repères, pour vous ou pour quelqu'un que vous aimez.
Les signes qui doivent alerter
Un seul de ces signes, quelques jours, n'a rien d'inquiétant. Quand plusieurs s'installent et durent, c'est le moment d'en parler.
- •Le sommeil qui se dérègle : on ne s'endort plus, ou on ne se lève plus.
- •L'appétit qui change : on ne mange plus, ou on mange pour se calmer.
- •Les gestes de tous les jours qui deviennent lourds : se laver, cuisiner, aller travailler.
- •Plus d'alcool, de médicaments ou d'autres produits qu'avant, pour tenir.
- •Une fatigue qui ne passe pas, plus d'envie, plus d'élan.
- •Le stress ou l'angoisse qui s'installent et ne redescendent plus.
- •L'humeur qui chavire souvent, l'irritabilité, la colère contre soi.
- •Du mal à se concentrer, des oublis, un travail qui n'avance plus.
- •Des douleurs dans le corps sans explication médicale.
- •Le besoin de s'isoler, de ne plus voir ses proches.
- •Des prises de risque inhabituelles.
- •Des idées noires, l'envie de disparaître.
Ce qu'on peut faire chaque jour
Sortir à la lumière du jour
Quelques minutes dehors chaque matin, même par temps gris. La lumière règle l'horloge interne : on se sent plus éveillé le jour et on dort mieux la nuit.
Marcher un peu, tous les jours
Pas besoin de sport : une petite marche suffit à faire redescendre la tension, surtout dans un parc ou au bord de la mer.
Garder des heures régulières
Se coucher et se lever à peu près aux mêmes heures. Le sommeil est souvent le premier signe que quelque chose déborde, et le premier levier pour aller mieux.
Garder un lien
Un appel, un café, un message à quelqu'un de confiance. Dire « ça ne va pas trop en ce moment » allège déjà.
Faire une chose qui fait du bien
Une chanson, un dessin, cuisiner, jardiner. Un petit moment de plaisir par jour, choisi et pas subi.
Quand ça ne va pas : à qui en parler
- À une personne de confiance : un proche, un ami, un collègue.
- À votre médecin traitant : c'est la porte d'entrée, il peut orienter vers un psychologue ou un psychiatre.
- À une ligne d'écoute, gratuite et confidentielle (ci-dessous).
- En cas de danger immédiat : le 15 ou le 112.
Les numéros à connaître
Toutes les lignes d'écoute sont dans le guide de Psycom, organisme public d'information sur la santé mentale. Conseils du quotidien sur santementale-info-service.fr.
Et l'hypnose, la PNL dans tout ça ?
Mon accompagnement vient en plus d'un suivi médical, jamais à la place. Je ne pose pas de diagnostic et je ne remplace pas un traitement. En revanche, quand le médecin est dans la boucle, l'hypnose et la PNL aident souvent à retrouver le sommeil, à faire redescendre le stress, à reprendre confiance et à remettre des mots sur ce qui pèse.