Comment la PNL peut aider à arrêter de procrastiner
Remettre à demain, toujours. La procrastination n'est pas de la paresse — c'est un mécanisme de protection. La PNL permet de comprendre ce qui se cache derrière et de débloquer la motivation durablement.
La procrastination n'est pas ce que vous croyez
Vous repoussez un projet important depuis des semaines. Vous savez que vous devriez vous y mettre. Vous avez même ouvert le dossier — puis vous avez vérifié vos emails, rangé votre bureau, fait une lessive. Deux heures plus tard, rien n'a avancé, et la culpabilité s'ajoute au stress.
Si ça vous parle, sachez une chose : vous n'êtes pas paresseux(se). La procrastination n'est pas un problème de motivation ou de volonté. C'est un mécanisme de protection émotionnelle. Et c'est exactement le type de schéma que la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) sait traiter.
Pourquoi on procrastine : la vraie raison
La recherche en psychologie cognitive est claire : on procrastine pour éviter une émotion désagréable. Pas la tâche elle-même — l'émotion que la tâche déclenche.
- Peur de l'échec : "Si je m'y mets et que je rate, ça confirmera que je ne suis pas capable"
- Peur de la perfection : "Si ce n'est pas parfait, autant ne pas commencer"
- Peur du jugement : "Qu'est-ce que les autres vont penser de mon travail ?"
- Submersion : "C'est tellement gros que je ne sais pas par où commencer"
- Manque de sens : "À quoi bon, ça ne changera rien"
Derrière chaque procrastination, il y a une croyance limitante. Et les croyances limitantes, c'est le terrain de jeu de la PNL.
Technique PNL n°1 : Le chunking — découper pour avancer
En PNL, le "chunking down" consiste à découper un objectif intimidant en micro-tâches accessibles. Le cerveau résiste aux gros projets flous. Il adore les petites actions concrètes.
En pratique
- Au lieu de "écrire mon rapport" → "ouvrir le document et écrire le titre"
- Au lieu de "faire du sport" → "mettre mes chaussures de running et sortir 5 minutes"
- Au lieu de "chercher un nouveau travail" → "mettre à jour 3 lignes de mon CV"
Le secret : la première action doit être si petite qu'elle ne déclenche aucune résistance. Une fois lancé(e), l'inertie travaille en votre faveur.
Technique PNL n°2 : Le recadrage de la procrastination
La culpabilité liée à la procrastination est souvent pire que la procrastination elle-même. Elle crée un cercle vicieux : je procrastine → je culpabilise → je me sens nul(le) → je procrastine encore plus.
Le recadrage PNL propose de voir la procrastination autrement :
- "Je procrastine" → "Mon inconscient me protège d'une émotion difficile — laquelle ?"
- "Je suis nul(le)" → "Je suis humain(e), et mon cerveau fait ce qu'il croit être le mieux pour moi"
- "Je perds du temps" → "Je prends le temps de trouver le bon angle d'attaque"
Ce changement de perspective réduit la culpabilité et ouvre l'espace mental nécessaire pour passer à l'action.
Technique PNL n°3 : L'ancrage de motivation
Même principe que l'ancrage de confiance, mais ciblé sur la motivation :
- Rappelez-vous un moment où vous étiez dans un état de "flow" — totalement absorbé(e) par une tâche, sans effort
- Revivez les détails : la concentration, l'énergie, le plaisir de faire
- Au pic de cette sensation, ancrez avec un geste (par exemple, serrer le poing)
- Répétez 5 fois avec différents souvenirs de motivation
Avant de commencer une tâche que vous repoussez, activez votre ancrage. Votre état interne change — et la résistance diminue.
Technique PNL n°4 : Les niveaux logiques de Dilts
Robert Dilts, l'un des pionniers de la PNL, a identifié 6 niveaux qui structurent notre expérience. La procrastination se traite différemment selon le niveau où elle se situe :
- Environnement : "Mon bureau est trop désordonné" → rangez votre espace
- Comportement : "Je ne sais pas comment faire" → apprenez la compétence
- Capacités : "Je ne suis pas organisé(e)" → développez une stratégie
- Croyances : "Je n'y arriverai pas" → recadrage PNL
- Identité : "Je suis quelqu'un de paresseux" → travail profond en séance
- Sens : "Ça ne sert à rien" → reconnecter à vos valeurs
Plus le blocage est profond (identité, sens), plus un accompagnement professionnel est utile. C'est exactement ce que Jean Christophe Martinez propose dans son cabinet d'Aubagne et en visioconférence.
Le cas particulier du perfectionnisme
Le perfectionnisme est l'une des causes les plus sournoises de procrastination. "Si je ne peux pas le faire parfaitement, autant ne pas le faire du tout." En PNL, on travaille sur la croyance sous-jacente : "ma valeur dépend de ma performance".
Quand cette croyance est neutralisée, la permission de faire "suffisamment bien" apparaît. Et "suffisamment bien", c'est infiniment mieux que "pas fait du tout".
Combien de séances pour en finir avec la procrastination ?
En général, 3 à 5 séances de PNL suffisent pour identifier et traiter la cause profonde de la procrastination. Chaque séance dure environ 1 heure. Vous repartez avec des exercices pratiques et des techniques d'auto-coaching applicables au quotidien.
Le changement est souvent rapide, parce qu'on ne travaille pas sur le symptôme (la procrastination) mais sur la cause (la croyance ou l'émotion qui la déclenche).
Vous en avez assez de remettre à demain ? Prenez rendez-vous pour une première séance à Aubagne ou en visio. Ensemble, on identifie ce qui vous bloque vraiment — et on le désamorce.
Cet article vous parle ? Faisons connaissance.